Bâtir le lendemain: l’Aide aux Israélites Victimes de la Guerre et le Service Social Juif de 1944 à nos jours

L’histoire des Juifs qui ont vécu en Belgique après la Seconde Guerre Mondiale est, bien sûr, une histoire de tragédies. Familles décimées, enfants orphelins, personnes âgées isolées, réfugiés, hommes et femmes sans ressources, sans travail : les Juifs de Belgique n’ont cessé de souffrir des conséquences de la Shoah

Mais leur histoire est aussi celle de vies reconstruites et de solidarités fécondes. L’Aide aux Israélites Victimes de la Guerre, aujourd’hui Service Social Juif, en a constitué l’instrument. Une extraordinaire énergie fut mise en œuvre pour surmonter le désespoir et assurer un avenir aux Juifs et au judaïsme au sortir de l’horreur. L’A.I.V.G. a organisé le réseau des solidarités nécessaires : solidarités entre Juifs de Belgique et d’ailleurs, solidarités entre Juifs et non-Juifs. L’histoire des homes de l’A.I.V.G., où ont vécu tant d’orphelins, en a été un exemple. L’accueil des réfugiés en fut un autre.

L’auteur évoque ici avec rigueur et sobriété cette épopée du quotidien, décrivant, sur plus de cinquante ans, les rouages d’une institution confrontée à la douleur et à la détresse mais aussi sa volonté de répondre avec finesse à des situations irréductiblement complexes

Bruxelles, Didier Devillez Éditeur, 2002, 225 p. ill

Table des matières

Avant-propos,
Éliane Wieder,
présidente du Service Social Juif

Introduction,
Jean-Philippe Schreiber,
directeur scientifique
de la Fondation de la Mémoire Contemporaine

L’A.I.V.G.-S.S.J., rouages de la vie sociale des Juifs de Belgique,
Catherine Massange
chercheur à la Fondation de la Mémoire Contemporaine

1944-1945. L’après-guerre commence
« Venir en aide aux Juifs victimes de la guerre »…
Des hommes et des femmes pour reconstruire
Une structure se met en place
L’avenir du judaïsme: les enfants
« Moineaux », « poussins », « hirondelles », « aiglons »… vers quel envol ?
Soigner
Rapatriés et transitaires
Rechercher
Travailler et étudier
L’argent… nerf de l’après-guerre
Coopérations et dissensions

1946-1949. Rétablir l’espoir…
Les dures réalités de la gestion
Représentativité et rapports de force
Un secours matériel urgent
« Ne pas cultiver des Schnorrer »
Enfants placés, enfants déplacés
Faire des « citoyens sains et dignes, conscients et fiers de leur judaïsme »
Un personnel qualifié « à la fois au point de vue humain et au point de vue judaïque »
Vivre dans un home
Un éventail de homes
De home en home
À travers les frontières
Une souplesse requise

1950-1959. De l’Aide au Service
Sombres perspectives
La création de la Centrale d’Œuvres Sociales Juives
L' »amicale compréhension » du Joint
Des enfants qui grandissent
« Les séquelles de la guerre et de la déportation »
« Premiers pas sur un sol étranger »
Réparer ?
L’heure de la retraite
Le dernier home
« Organiser une œuvre sociale permanente »

1960-1969. Un « service » « social » « juif »
Un pas plus loin dans l’après-guerre
Golden Sixties
Un réseau de contacts
La santé est aussi mentale
Arracher à la tristesse…
L’ « avenue Ducpétiaux »
Moments de tensions

Depuis 1970. En route vers aujourd’hui
« Pourquoi le Service Social Juif n’est-il pas populaire? »
Couper le cordon ombilical avec le Joint
Un « service social pilote »
Service privé et financement public
Au nom des Droits de l’Homme
Le poisson et le pêcheur

Quelques dates…

Quelques adresses…

Quelques livres et documents…

Aujourd’hui, 
William Racimora,
directeur du Service Social Juif

Prix de vente : 19 €

Couverture

 

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