Jacques Wiener (1815-1899)

Graveur en médailles et en taille douce, responsable communautaire (1884-1899).

Né de parents hongrois originaires de Presbourg (H), Jacques Wiener vint s’installer avec eux, à l’âge de deux ans, à Venloo, dans le Limbourg hollandais. Il fit son apprentissage chez son oncle L. Baruch, à Aix-la-Chapelle (1828), où il apprit le dessin et la gravure, puis à Paris (1835), avant de s’installer à Bruxelles en 1839. Sa première œuvre commémorait la reddition de la ville de Venloo à la Hollande, à la suite de l’application du traité des X-V articles, en 1839. Il se spécialisa ensuite dans la gravure des monuments civils et religieux, notamment les plus belles églises du pays. Son grand-œuvre reste une collection de plus de quarante médailles des édifices les plus remarquables d’Europe. On lui doit en outre quelques portraits, dont ceux de Guillaume II, Léopold Ier, Léopold II et Frédéric-Guillaume IV de Prusse, ainsi que les premiers timbres-poste belges (à partir de 1848) et hollandais. Jacques Wiener accompagna de 1848 à 1864 l’évolution des timbres belges, dirigeant presque toutes les opérations de fabrication. Il avait lui-même formé ses frères Léopold et Charles à la pratique de la gravure. À partir de 1863, il fut fréquemment aidé par son frère Léopold, particulièrement durant la période où il perdit presque complètement l’usage de la vue. C’est en raison de cette infirmité qu’il renonça définitivement à la pratique de son art en 1874. Après en avoir assumé la vice-présidence, il succéda à Joseph Oppenheim comme président du Consistoire central israélite de Belgique , de 1884 à 1899. Il avait déjà été élu président de la Communauté israélite de Bruxelles en 1879 et conserva ce poste jusqu’en 1883.